CO-CRÉER LE CHANGEMENT

CO-CRÉER LE CHANGEMENT

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Que faire ?

En réponse à mon message Soulager la misère coûte beaucoup moins cher que la guerre, qui donnait des chiffres à l’appui, un ami m’a répondu : « Nous savons cela depuis des décennies, mais que faisons-nous ? » Que faisons-nous pour que les choses changent, pour créer un monde meilleur ? C’est en effet une bonne question, car il est facile de juger et de critiquer la situation actuelle, les choses que nous n’aimons pas dans le monde, mais il est moins facile de proposer des solutions et de poser des actions pour les mettre en place.

La première chose à faire est d’accepter notre part de responsabilité dans ce qui se passe, dans ce qui nous arrive, à tous les niveaux. Tout ce qui nous arrive personnellement, mais aussi ce qui se produit dans notre famille, notre communauté, notre pays, ainsi que dans le monde et dans l’univers. Tout est lié. Nous faisons partie d’un tout et chacune de nos actions – nos actions du mental, de la parole et du corps – ont un effet non négligeable sur le tout. Si la mauvaise nouvelle est que nos actions passées sont res­ponsables des atrocités – mais aussi des belles choses – auxquelles nous assistons dans le monde d’aujourd’hui, la bonne nouvelle est que nos actions présentes peuvent changer le futur, et cela dans le sens que nous désirons et que nous choisissons maintenant.

Donc, au lieu de nous lamenter sur la guerre, le terro­risme, les inégalités… le premier pas est de contempler la situation afin de comprendre ce qui se passe vraiment, de percevoir la vérité derrière les informations souvent men­songères que nous recevons. Que se passe-t-il réellement dans le monde ? Pourquoi ces événements se produisent-ils ? Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Qui est-ce qui contrôle cette situation ? À qui profite-t-elle ? De quelles façons suis-je aussi complice de ceux qui nous dirigent ? Et dans quelle mesure cette situation me profite-t-elle aussi ? Le premier pas est de découvrir avec objectivité la vérité et d’examiner où je me situe dans cette vérité. Puis d’accepter cette constatation.

La deuxième étape est d’énumérer les choses que je désire conserver et celles que je veux voir changer, dans ma vie personnelle et dans le monde.

La troisième étape est de comparer les deux listes, celle des désirs pour ma vie personnelle et celle des désirs pour le monde. Ces deux listes sont-elles compatibles, ou se contre­disent-elles ? Si elles se contredisent, quelle est la priorité, mes désirs personnels ou ceux pour un monde meilleur ? Si ce sont mes désirs personnels et égoïstes, le monde ne chan­gera pas ; il restera dirigé par l’avidité, la peur et l’agression. Par contre, si ce sont mes désirs pour un monde meilleur, le monde changera ; et il comblera aussi mes aspirations per­sonnelles, même si c’est sous une forme un peu différente de celle que j’exprime maintenant.

Lorsque nous avons accepté de subordonner nos désirs personnels à nos désirs pour l’avènement d’un monde meilleur, choisissons les dix choses les plus importantes que nous désirons voir changer dans le monde et notons-les clairement par écrit.

L’étape suivante est celle de l’action pour créer ces chan­gements, pour qu’ils se manifestent dans le monde matériel. Pour cela, il faut d’abord comprendre comment fonctionne la manifestation matérielle, le processus de la création, dans notre monde. Toute manifestation, aussi bien la création de l’univers que la fabrication d’un gâteau. Pour simplifier, disons que tout acte créatif commence par une idée, une action mentale. Cette action, nous l’avons déjà effectuée en établissant notre liste des choses à changer. Elle existe maintenant comme une forme-pensée, c’est-à-dire comme une graine qui a le potentiel de manifester ce que nous désirons. Pour que cette graine germe, il faut l’arroser. Il ne faut pas l’oublier, mais la garder présente à l’esprit. Relisons notre petite liste matin et soir, jusqu’à ce qu’elle soit bien enracinée en nous, qu’elle devienne une seconde nature, une motivation profonde. 

Le deuxième niveau de la manifestation est celui de la parole, de la communication et de l’énergie. Il permet de faire pousser la plante. Il fortifie la forme-pensée et cela, de trois manières. D’abord à l’intérieur de nous, en visualisant nos désirs et en les alimentant de l’énergie de notre cœur, c’est-à-dire notre amour et notre compassion pour autrui et pour la planète. Ensuite, en envoyant cette énergie et cette visualisation autour de nous et dans tout l’univers, par la méditation et la prière. Enfin, en communiquant notre idée, notre désir, notre vision à nos proches et à nos connais­sances par la parole, l’écriture, le mail, afin que d’autres fassent le même travail que nous et que l’énergie de leurs formes-pensées se joignent aux nôtres pour former de puissantes formes-pensées collectives. Lorsque le nombre de personnes qui cultivent et entretiennent ces formes-pensées atteindra ce qu’on appelle une masse critique – c’est le terme utilisé en physique nucléaire pour indiquer la masse de substance radioactive qui doit se désintégrer pour entraîner une désintégration en chaîne –, la forme-pensée se manifes­tera spontanément dans la conscience collective de l’huma­nité et un changement de conscience aura lieu.

C’est ce changement de conscience qui permettra d’agir efficacement au troisième niveau, c’est-à-dire au niveau phy­sique et matériel dans la société. Car, pour le moment, il est bien difficile pour les individus qui ne sont pas dans des positions de pouvoir d’avoir un impact réel et décisif pour changer les choses au niveau mondial. Ce qu’ils feraient serait considéré comme des actes terroristes ou subversifs par les pouvoirs en place et serait utilisé pour réprimer encore plus fermement toute tentative de transformation.

Nous pouvons cependant poser des actes matériels dans le cadre de notre vie personnelle. À première vue, ils ne sembleront pas liés à nos désirs de changements pour le monde, mais ils nous aideront, dans un premier temps, à développer la force et l’énergie dont nous avons besoin pour agir efficacement au niveau mental et au niveau de la com­munication. Reprenons donc notre liste et voyons quels actes personnels nous pouvons poser, s’il y a lieu, pour chacun des points de la liste, même si ces actes, à ce stade, ne sembleront pas avoir d’influence directe sur des changements potentiels au niveau mondial.

Même si ce travail au niveau subtil et personnel ne nous semble par très spectaculaire et efficace, il a beaucoup plus de pouvoir que nous ne pouvons l’imaginer. Si seulement quelques dizaines ou centaines de milliers de personnes à travers le monde pouvaient effectuer ces actions dans leur vie quotidienne, des changements radicaux autant qu’inatten­dus se manifesteraient beaucoup plus rapidement que prévu. Si nous ne faisions qu’une chose, qui est de remplacer dans notre cœur l’énergie de la peur, de l’impuissance et du désespoir par celle de l’amour, du pouvoir de créer et de l’espoir, les effets sur notre vie personnelle, et sur celle du monde, seraient déjà immenses.


Ce texte est un chapitre du Guide du bonheur pour le troisième millénaire, de Pierre Wittmann.

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